EXPLOITATION AU SOL   

De nombreuses entreprises annexes sont nécessaires pour maintenir l'activité aérienne: administration, catering, entretien et maintenance des avions, chargement, déchargement et alimentation en électricité et climatisation des appareils au sol. SWISS a transféré nombre de ces activités à des tiers.

Il n'est que partiellement possible d'intervenir sur les surfaces de bureaux louées. Chauffage, climatisation ou type de construction constituent des données établies.

Il n'existe pas, pour l'instant, de déclarations quantitatives sur les nuisances pour l'environnement de telles entreprises annexes. Leur influence sur l'environnement est cependant réduite comparée à l'exploitation aérienne. Néanmoins, ici aussi, SWISS met tout en oeuvre pour réduire autant que possible l'impact sur l'environnement.

Dégivrage
Un avion ne peut décoller avec de la glace et de la neige, notamment sur les surfaces portantes et l'empennage. Neige et glace modifient l'aérodynamisme et représentent ainsi un grand risque pour la sécurité. Pour cette raison, le décollage d'un avion est interdit quand le gel, la neige ou la glace se sont accumulés sur l'avion. En cas de conditions de précipitations hivernales, des personnels spécialisés doivent, avant le décollage, dégivrer les surfaces critiques sur l'avion avec un mélange d'eau et de propylène-glycol et les protéger contre la reformation du givre. En moyenne, pour un appareil long courrier de type A340, 350 litres de produit de dégivrage et 450 litres d'eau chaude sont nécessaires. En cas de gel, cette quantité est inférieure de moitié, en cas de fortes chutes de neige elle peut, en revanche, être trois fois plus grande. Les dégivrants se dégradent très facilement. En raison des contraintes survenant par à-coups, des problèmes peuvent cependant apparaître.

Aéroport de Zurich
L'aéroport de Zurich – aéroport de rattachement de SWISS – a lui aussi mis en oeuvre différentes mesures de réduction des nuisances environnementales. Il fut, en 1997, le premier aéroport du monde à introduire une taxe sur les émissions polluantes. Selon les rejets nocifs d'un avion, il est procédé au calcul d'un supplément à la taxe d'atterrissage qui peut aller jusqu'à 40 pour cent. Pour les avions aux fingerdocks, Unique a installé un système d'énergie stationnaire. Il est ainsi possible de limiter considérablement l'utilisation de moteurs auxiliaires pour les avions au sol et de réduire les émissions.