SWISS améliore son résultat d’exploitation au 1er trimestre

19.05.2005

Au 1er trimestre 2005, Swiss International Air Lines (groupe) a enregistré des produits d’exploitation consolidés de 853 MCHF (contre 846 MCHF en 2004). Le résultat d’exploitation avant frais de restructuration (EBIT) s’est établi à – 10 MCHF (contre – 69 MCHF en 2004). Les produits d’exploitation et l’EBIT ont subi l’influence d’une recette exceptionnelle de 43 MCHF provenant de la cession de slots à British Airways pour Londres Heathrow. Au 31 mars, SWISS disposait d’une trésorerie de 506 MCHF (contre 481 MCHF fin 2004).

Swiss International Air Lines (groupe) a enregistré des produits d’exploitation de 853 MCHF au 1er trimestre 2005 (contre 846 MCHF en 2004). Le résultat d’exploitation avant frais de restruc-turation (EBIT) s’est simultanément établi à - 10 MCHF (contre - 69 MCHF, avant frais de res-tructuration). Il a subi l’influence d’une recette exceptionnelle de 43 MCHF provenant de la cession de slots (créneaux de décollage et de décollage portant sur la période estivale) à Bri-tish Airways pour l’aéroport de Londres Heathrow. SWISS a directement affecté ces fonds au remboursement d’un crédit contracté auprès de la Barclays Bank. Les frais de restructuration se sont élevés à 6 MCHF, liés à la réorganisation des centres d’appel destinés au marché eu-ropéen et à la cessation des activités d’Europe Continental Airways (Crossair Europe), opérant jusqu’alors depuis Bâle/Mulhouse. Les prix élevés du carburant ont grevé le résultat à hauteur de 54 MCHF supplémentaires par rapport au 1er trimestre 2004, dont seuls 40% ont pu être compensés par la surtaxe carburant prélevée sur les billets d’avion.

Les charges financières ont atteint 30 MCHF (contre 13 MCHF en 2004). Elles consistent en charges d’intérêts et en pertes de change sans effet sur les liquidités réalisées avec le capital emprunté, à hauteur de 14 MCHF. Les pertes de change reflètent l’effet négatif du dollar US, qui s’est sensiblement renforcé au 1er trimestre 2005 par rapport au franc suisse. Les produits financiers d’un montant de 2 MCHF (contre 5 MCHF en 2004) s’expliquent par des produits d’intérêts relatifs à la trésorerie et aux dépôts à terme fixe.La perte nette consolidée est de 44 MCHF, ce qui représente une progression de 34 MCHF par rapport à la perte de 78 MCHF enregistrée au 1er trimestre 2004.

Christoph Franz, président de la direction générale de SWISS résume les résultats trimestriels en ces termes : « Le 1er trimestre est traditionnellement la période la moins performante de l’année. Toutefois, les résultats enregistrés surpassent ceux du 1er trimestre 2004. Mais le niveau de rendement et la structure des coûts sont encore insatisfaisants. Nous devons impéra-tivement poursuivre notre programme de restructuration dans les mois à venir. Au demeurant, il ne s’agira plus uniquement de se serrer la ceinture. SWISS vient de lancer une campagne qualité décisive, dans l’intérêt de ses passagers. »

Flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation : résultat positif de 7 MCHF

Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation ont atteint 7 MCHF au 1er trimestre 2005, contre un résultat négatif de 5 MCHF en 2004. Cette progression de 12 MCHF doit être mise sur le compte de l’amélioration du résultat opérationnel.

Les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement sont redevenus positifs par le biais de cessions d’actifs. Ils se sont situés à 96 MCHF (contre – 40 MCHF en 2004). 43 MCHF proviennent de la cession de slots de Londres Heathrow à British Airways. S’y ajoutent 28 MCHF résultant du remboursement de paiements effectués pour des avions et du produit de la vente d’avions. La réduction de divers dépôts de garantie s’est soldée par des flux nets de 33 MCHF. En revanche, 13 MCHF sont imputables à des investissements destinés au parc aérien, tels que des composants pour l’aménagement des cabines, des pièces détachées et des consommables. D’autres cessions d’actifs et intérêts reçus ont exercé une influence positive de 5 MCHF sur les flux de trésorerie.

Les flux de trésorerie liés aux activités de financement sont négatifs à 75 MCHF (contre – 45 MCHF en 2004). 12 MCHF de trésorerie ont été affectés à l’amortissement de crédits-bails destinés au financement d’avions et 48 MCHF au remboursement de capital emprunté, dont 43 MCHF pour le remboursement du reliquat de la dette contractée auprès de la Barclays Bank pour un montant initial de 50 MCHF. Ce remboursement n’a pas eu d’incidence nette sur la trésorerie car il a simultanément été compensé par la cession de slots de Londres Heathrow à British Airways. Ce montant servait de dépôt de garantie pour le crédit accordé par la Bar-clays Bank. D’autres flux négatifs, à hauteur de 15 MCHF, ont été générés par des paiements d’intérêts liés à des crédits-bails destinés au financement d’avions.

Au 31 mars 2005, la trésorerie totalisait 506 MCHF, auxquels s’ajoutaient 3 MCHF de dépôts à terme fixe. Pour mémoire, elle s’élevait à 481 MCHF fin 2004 (4 MCHF de dépôts à terme fixe non inclus).

Dans la limite des crédits définis, SWISS disposait au 31 mars 2005 de 83 MCHF de trésorerie supplémentaire. Ce montant varie notamment en fonction des cours de change du dollar et de l’euro par rapport au franc suisse.En date du 19 mai 2005, près de 34% des besoins de SWISS en carburant d’ici à la fin de l’année sont ainsi protégés par des instruments de couverture. La flambée des prix du kérosène a exacerbé les effets d’une conjoncture difficile et continuera probablement tout au long de l’année 2005 à ralentir les effets de la restructuration. En considération d’une nouvelle hausse substantielle à la fin du 1er trimestre, l’incidence des prix du carburant ne sera vraiment visible qu’au 2e trimestre.

Part de fonds propres : stabilité

Au 31 mars 2005, les fonds propres du groupe atteignaient 843 MCHF, contre 852 MCHF fin 2004. La part de fonds propre s’est ainsi maintenue à 27.2%.

Endettement net : réduction supplémentaire

La dette financière nette s’est de nouveau sensiblement améliorée de 64 MCHF au 1er trimes-tre, en passant de 594 MCHF au 31 décembre 2004 à 530 MCHF au 31 mars 2005. Outre les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation positifs, ce sont les capitaux libérés par le biais de cession d’actifs (flux de trésorerie liés aux activités d’investissement) qui ont le plus contribué à ce succès.

Remplissage et revenu moyen : progression

Remplissage : Au 1er trimestre 2005, SWISS a transporté près de 2.2 millions de passagers. Elle a effectué 34 309 vols, dont le coefficient d’occupation moyen a atteint 74.2% (contre 71.6% en 2004). En Europe, tandis que la capacité (exprimée en sièges kilomètres offerts – SKO) s’est vue réduite de 2.6%, le coefficient d’occupation a grimpé de 3.2 points à 58.7%. Sur les liaisons intercontinentales, le coefficient d’occupation a gagné 3.3 points à 81.6%, pour une capacité (SKO) réduite de 14.4%.

Si la progression du remplissage est très satisfaisant sur le long-courrier, elle laisse toujours à désirer en Europe malgré la hausse constatée. Dans les marchés européens les plus importants, le remplissage se ressent nettement de la pression qu’exercent les compagnies low-cost sur l’offre et les tarifs.

Revenu moyen (« yield ») : la pression exercée dans les transports aériens sur le revenu par passagers kilomètres transportés (RPKT) s’est maintenue au 1er trimestre sur le segment européen, qui se caractérise par une surcapacité endémique et une érosion tarifaire constante. En Europe, le RPKT s’est affaibli de 3.4% par rapport à 2004. Sur le long-courrier, il a en re-vanche progressé de 4.4%.

Le revenu par sièges kilomètres offerts (RSKO) s’est toutefois développé de manière satisfai-sante. Il est calculé en fonction du remplissage (coefficient d’occupation) et du revenu par pas-sagers kilomètres transportés. En corrélation avec le coût par sièges kilomètres offerts (CSKO), le RSKO est essentiel pour le résultat opérationnel de la compagnie. Au 1er trimestre, le RSKO s’est accru de 7.8% en moyenne par rapport à 2004 : 2.3% en Europe et 8.1% à l’intercontinental. La progression du RSKO s’explique notamment par une nouvelle répartition du trafic intercontinental et européen par rapport au 1er trimestre 2004 en termes de capacité (SKO). Il est établi que le RSKO réalisé sur les liaisons intercontinentales de longue durée est inférieur au RSKO européen, raison pour laquelle un relatif recentrage sur l’Europe se réper-cute automatiquement sur le RSKO de l’ensemble du réseau. Le RSKO tient compte des sur-taxes perçues par SWISS depuis l’été 2004 en sus du prix du billet pour compenser la flambée du prix du pétrole. Ces surtaxes ont été introduites progressivement en 2004 par l’ensemble des compagnies aériennes. La plus récente date du 1er avril 2005.

Structure des coûts : amélioration

Courant 2004, SWISS est parvenue à baisser sensiblement ses coûts en vue d’une structure plus compétitive en comparaison internationale. Mais les performances réalisées ont été prati-quement neutralisées par les prix élevés du carburant, qui se sont traduits par une charge supplémentaire de 54 MCHF en comparaison annuelle. Les coûts par sièges kilomètres offerts (CSKO) ont dépassé de 5.6% ceux du 1er trimestre 2004.

A l’instar du RSKO, le CSKO a subi l’influence de la nouvelle répartition Europe / Interconti-nental en termes de capacité (SKO), mais à l’inverse. L’augmentation proportionnelle en Eu-rope s’est automatiquement traduite par une hausse du CSKO, les trajets européens étant plus courts que les trajets intercontinentaux.

Indépendamment de ce mécanisme, le CSKO doit encore baisser, surtout en perspective de l’érosion tarifaire et du niveau de prix du carburant qui s’annoncent cette année encore et af-fectent l’ensemble du secteur aérien. A cela s’ajoute encore l’augmentation de 2.9% des charges unitaires de personnel (à temps plein) par rapport à 2004.

SWISS poursuit son programme d’abaissement des coûts dans toute l’entreprise, en particulier dans le domaine de la maintenance et des services au sol (Handling), en visant une amélioration de la productivité.

Mesures prévisionnelles d’amélioration du résultat

Indépendamment de la reprise prévue par Lufthansa, SWISS appliquera fidèlement les mesu-res annoncées en janvier, visant la création d’une base solide, rentable et compétitive dans la perspective d’une future croissance.Le transfert des technologies de l’information à Swisscom IT Services, le 1er mars dernier, et la collaboration renforcée avec Mindpearl (filiale de SWISS à 100%) en matière de vente par téléphone permettent de réaliser des économies substantielles. 3 des 4 centres d’appels de SWISS en Suisse fermeront leurs portes. Cette mesure n’aura pas d’incidence pour la clien-tèle, qui pourra toujours effectuer ses réservations par téléphone, 24 heures sur 24, en alle-mand, français, italien et anglais.

La réduction de la flotte d’au moins 15 unités régionales est une étape importante en vue d’une structure de production plus compétitive sur tous les segments de marché. Les liaisons suspendues devraient en grande partie être reprises par des compagnies aériennes partenai-res afin que la clientèle continue à bénéficier d’un réseau étoffé.

Dans le cadre des négociations actuellement menées avec tous les partenaires sociaux au sujet de la convention collective de travail (CCT), un accord a été trouvé entre SWISS et les délégations syndicales de SEC Suisse, SSP section Transports Aériens et PUSH. La nouvelle CCT pour le personnel au sol de la compagnie en Suisse est entrée en vigueur le 1er avril 2005. Elle a également été ratifiée fin avril par le GATA. Les partenaires ont simultanément entériné l’entrée en vigueur d’un nouveau plan social. Des négociations avec le syndicat du personnel navigant commercial (Kapers) et le syndicat du personnel navigant technique (Aeropers) sont en cours. SWISS a résilié la CCT qui la lie actuellement au syndicat des pilotes Swiss Pilots Association (SPA) et prendra fin le 31 octobre 2005, conformément au délai légal. Début mai, la SPA a déposé un nouveau recours auprès du tribunal arbitral. La compagnie analyse la situation qui en découle.SWISS s’efforce de trouver avec tous les partenaires sociaux des solutions viables et réalistes qui permettent de garantir l’emploi à long terme.

Effectifs

Les effectifs moyens (ETP) ont baissé de 1’118 par rapport au 1er trimestre 2004, passant de 7'631 à 6’513. Au 31 mars 2005, la compagnie comptait 6’442 postes à temps plein, (183 de moins qu’au 31 décembre 2004), répartis entre 7’687 collaborateurs dans le monde entier. La suppression de 800 à 1'000 emplois est indispensable dans le cadre de la restructuration.

SWISS se positionne en tant que compagnie de qualité

En vol comme au sol, SWISS a lancé une campagne qualité incitative visant à renforcer sa position sur le marché suisse.Depuis l’entrée en vigueur de l’horaire d’été, le 27 mars, tous les vols SWISS à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord sont traités au Dock A de l’aéroport de Zurich. Tous les vols intercontinentaux décollent et atterrissent pour leur part au Dock E. La compagnie a ainsi ren-forcé la convivialité de sa plateforme tout en affirmant son positionnement de compagnie basée.

A partir du 25 mai, la restauration sera gratuite en classe économique à bord des vols euro-péens. Il s’agit-là d’un élément clé de la campagne qualité en cours. Nestlé sera le partenaire de SWISS pour la classe économique en Europe.

Les nouveaux sièges dont est équipée la flotte européenne des Airbus A320 sont un autre élément essentiel. En classe affaires, le siège du milieu des A320 restera inoccupé, ce qui confèrera plus d’intimité et d’espace aux passagers. En classe économique, les nouveaux sièges ont également amélioré le confort en cabine. Les capacités étant ainsi plus faciles à gérer, cet investissement devrait permettre d’appréciables gains d’efficacité.Depuis janvier, SWISS dispose grâce au nouveau Boeing Business Jet d’un produit attrayant, tout particulièrement étudié à l’intention des passagers d’affaires. Il s’agit d’un Boeing 737-800 de 56 places, opéré six fois par semaine par PrivatAir entre Zurich et New York Newark.

SWISS reste SWISS. Aux côtés de Lufthansa.

Le Conseil d’administration de Swiss International Air Lines SA et le Conseil de surveillance de Deutsche Lufthansa SA ont entériné le projet d’intégration de SWISS au sein du groupe Luf-thansa, élaboré par les deux compagnies et visant à pourvoir la place économique suisse d’un réseau continental et intercontinental performant, en particulier de dessertes sans escales. L’objectif est également de renforcer l’attrait commercial de SWISS en lui donnant accès au réseau global de Lufthansa et de Star Alliance. Pour ce faire, il est essentiel de maintenir la marque SWISS, synonyme de qualité, et les activités opérationnelles de la compagnie à partir d’une plateforme aéroportuaire efficace à Zurich.

La reprise de SWISS par Lufthansa ouvre de nouvelles perspectives stratégiques en termes d’attractivité commerciale et d’utilisation des synergies de coûts : SWISS profitera à l’avenir de bien meilleures conditions d’achat ou de financement. La reprise intégrale de SWISS inter-viendra après aval des autorités cartellaires compétentes.

Compte de résultat, bilan & tableaux de financement consolidé